Quand on s’approche de la croix de Jésus, on trouve la sécurité éternelle. Généralement, quand on parle de Golgotha, on ne voit que la croix de Christ. Et pourtant, il n’y avait pas qu’une croix. Avec Lui furent crucifiés deux brigands, chacun sur une croix : l’un à la gauche de Jésus et l’autre à sa droite. Il y avait donc trois croix, chacune d’elle a un sens et dégage un message. Notre réflexion tourne autour de ces trois croix afin de découvrir que la croix de Jésus est le seul abri sûr.
1. La croix de Jésus
La croix de Jésus dégage la grâce et non la condamnation. Cette grâce n’est pas sélective, mais universelle. Tous, nous sommes égaux devant la croix de Jésus. Il n’y a pas de favoris. C’est la même grâce pour toutes les races. Que vous soyez blanc ou noir, rouge ou jaune, c’est toujours la même grâce. C’est la même grâce pour les Européens comme pour les Africains ; elle est la même pour les Américains comme pour les Asiatiques. Cette grâce est pour tout le monde et en tout temps.
Le voile a été déchiré afin que tous aient accès à la grâce. Cette grâce ne s’impose pas, ne s’exige pas, mais elle est toujours disponible.
Disponible pour qui ? Pour les hommes de Dieu ? Pour les gens irréprochables ? Pour ceux qui sont zélés à l’église ? Non. Elle n’est pas un droit, elle se reçoit humblement avec reconnaissance. Cette grâce est disponible pour quiconque croit en Jésus, sans tenir compte de son état. Elle nous offre la vie éternelle. Jean 3:16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Quand Dieu a-t-il donné son Fils unique ? C’est sur la croix.
Ainsi, la croix ne condamne pas, ne juge pas, ne châtie pas. La croix de Jésus ne connaît qu’une seule chose :«sauver l’homme.»
Sauver l’homme de l’enfer, de la puissance de Satan, du péché, de la maladie, des infirmités, et non le condamner.
La croix de Jésus est le lieu de la condamnation d’une seule personne (Jésus), pour le salut de toute l’humanité. Quiconque s’approche avec foi de la croix de Jésus obtient cette grâce. Mais celui qui ne s’approche pas ne l’obtient pas ; il est condamné, non pas parce que la croix l’a condamné, mais parce qu’il s’est lui-même condamné. Jean 3:36 : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Peu importe ta condition, si tu t’approches de la croix de Jésus, tu obtiendras la même grâce. Il n’est pas trop tard.
Hébreux 4:1 : « Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. »
Jusqu’à présent, cette parole de Dieu qui déclare : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » est encore d’actualité. Comment recevons-nous la grâce de Dieu ?
Deux manières de la recevoir, qui correspondent aux messages dégagés par les deux autres croix.
2. La croix du premier brigand
Alors que la grâce était disponible pour lui, il l’a foulée aux pieds sans s’en rendre compte. Il dit à Jésus : «N’es-tu pas le Messie?» Il fait croire qu’il Le connaît, mais cette connaissance révèle en réalité son incrédulité.
La grâce de Dieu ne s’arrache pas, elle ne s’exige pas. Elle est disponible pour ceux qui la reçoivent humblement avec foi.
Ce qui prouve son incrédulité, c’est lorsqu’il dit : « Sauve-toi toi-même.» Il ignore que Jésus n’est pas venu pour se sauver Lui-même, mais pour donner Sa vie en rançon pour plusieurs. Comme il écrit dans Matthieu 20:28 : «Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. »
– Il démontre aussi son orgueil en disant : « Sauve-nous avec toi. »
Nous n’avons pas besoin d’être sauvés avec Lui, car c’est Lui le Sauveur. Lorsqu’il dit: « sauve-nous », il ignore qu’en matière de salut, la demarche est individuelle. Il n’y a pas de solidarité dans ce domaine: c’est ta foi qui te sauve, et non celle de tes proches.
Ce brigand ne comprend pas pourquoi Jésus se laisse faire. Pourquoi il n’agit pas. C’est comme Judas Iscariot, qui avait trahi Jésus, il était sûr que Jésus allait se sauver; mais lorsqu’il l’a vu condamné, il est allé se pendre. De la même manière, ce brigand a laissé passer l’opportunité du salut. Jésus ne lui a rien dit mais, il s’est lui-même disqualifié de la grâce.
3. La troisième croix : le deuxième brigand
Ce brigand franchit cinq étapes importantes pour être sauvé :
– Il reconnaît Jésus comme Dieu: dans la confusion totale, quand tout le monde se moque et insulte le Christ, ce brigand voit les choses autrement. Il ne voit pas avec les yeux physiques mais avec les yeux de la foi. Il ne voit pas un Messie pour Israël mais, il voit Dieu Lui-même. C’est comme Thomas, il n’avait pas cru. Mais quand il L’a vu, il a cru et il a dit:« mon Seigneur et mon Dieu.»
– Il reconnaît sa culpabilité : il admet qu’il mérite sa condamnation.
– Il reconnaît l’innocence de Jésus: Mieux que Pilate, il déclare que Jésus n’a rien fait de mal.
– Il croit au salut : il comprend que Jésus porte les péchés (Ésaïe 53).
– Il implore la grâce : il dit simplement : « Souviens-toi de moi… »
Et Jésus lui répond : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. »À cet instant précis, la croix de Jésus devient pour lui un abri sûr. Il reçoit immédiatement le pardon de ses péchés et la vie éternelle.
La croix de Jésus est notre abri le plus sûr. Nous devons nous en approcher avec humilité et foi, car la grâce de Dieu y est toujours disponible. Cette grâce n’est pas sélective, mais universelle. Elle est offerte à ceux qui croient en Jésus, reconnaissent leur culpabilité, reconnaissent Son innocence, et acceptent qu’Il a pris leur place. Elle est pour ceux qui ne se justifient pas, mais qui se jettent humblement aux pieds du Seigneur.
Ainsi donc, la grâce de Dieu est disponible. Dieu attend quelqu’un pour venir la recevoir.
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